Les 3 monothéismes et la Loi

Monothéismes

La Loi occupe une place centrale dans les trois monothéismes. Mais le judaïsme, le christianisme et l’islam ne lui donnent pas le même sens.

La Torah

La Torah, le Tanakh et le Talmud

La Torah, littéralement la Loi, fût révélée à Moïse sur le mont Sinaï et transmise aux Hébreux. Elle est composée de cinq livres : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. La Torah constitue la charte historique et doctrinale du peuple juif descendant des Hébreux.

A ces cinq livres, d’autres livres sont venus s’ajouter pour constituer la Bible hébraïque, le Tanakh1 .

A côté de la Bible hébraïque on trouve le Talmud qui constitue la mise par écrit de la Torah orale, c’est-à-dire des commentaires rabbiniques de la Bible hébraïque.

Ces commentaires sont traditionnellement divisés en deux catégories : la halakha qui porte directement sur la Loi et le versant légaliste de la Bible hébraïque, et la aggada qui porte au contraire sur la partie non légaliste, c’est-à-dire narrative, historique, explicative.

De l’Arche d’Alliance au mur des lamentations

Le cœur de la Loi est constitué par dix commandements gravés sur des tables de pierre remises par Dieu à Moïse sur le Mont Sinaï. Durant les quarante années d’errance qui vont mener les Hébreux d’Égypte à la Terre Promise (Israël), ces tables vont être placées dans une arche, l’Arche d’Alliance, que les Hébreux transportent avec eux dans le désert.

Arrivés en Terre Promise, les Hébreux passent d’une vie nomade à une vie sédentaire. Le royaume d’Israël est proclamé en 1050 av. JC. C’est sous le règne de David, au Xe siècle av JC, que Jérusalem est choisie comme capitale du Royaume. Le roi Salomon, successeur de David, édifie un temple à Jérusalem pour protéger l’Arche d’Alliance. Elle est placée dans la pièce centrale du Temple, le Saint des Saints où seul le grand prêtre peut entrer une fois par an.

Les tables de la Loi protégées dans le Saint des Saints constituent le cœur géographique et symbolique du peuple juif.

Le Temple fut détruit et reconstruit plusieurs fois. Son ultime destruction date de l’an 70 de notre ère par les Romains.

Au VIIe siècle, les armées musulmanes dominent la région et vont ériger la mosquée Al-Aqsa sur les ruines du Temple. Il ne reste aujourd’hui du temple qu’un mur, le mur des lamentations.

La Loi, fondement de l’Alliance

La Loi constitue le fondement de l’Alliance entre le peuple juif et Yahvé, le Dieu unique. Les Juifs font alliance en respectant la Loi qui est en quelque sorte le contrat de l’Alliance.
Il y a deux éléments qui caractérisent la Loi.

Premièrement ce « contrat » entre Dieu et les hommes ne concerne pas uniquement la relation entre Dieu et les hommes, il encadre aussi la relation que les hommes entretiennent entre eux. Autrement dit, si les hommes ne se respectent pas entre eux, ils rompent le contrat qu’ils avaient passé avec Dieu. L’Alliance avec Dieu impose le respect des hommes entre eux.

Ainsi les 4 premiers commandements sont relatifs à la relation des hommes avec Dieu (pas d’idole, un seul Dieu…) et les 6 derniers à la relation des hommes entre eux (tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne mentiras…)

Deuxièmement, la Loi s’applique de la même manière à tous les hommes. Elle s’impose de la même manière au roi et au simple paysan. Ce n’est plus la loi du plus fort, la loi des pharaons instaurant un rapport maître – esclave. Tous les hommes sont égaux devant Dieu, tous doivent se respecter.

Si la Loi a pour centre le décalogue, elle ne s’arrête pas là pour autant, elle se déploie en un grand nombre de commandements (le judaïsme en dénombre 613) donnés par Dieu à Moïse. Elle constitue ainsi un ensemble de dispositions religieuses, rituelles, morales qui fondent et régissent les rapports entre les hommes et Dieu et les relations des hommes entre eux.

Ainsi l’alliance entre Dieu et les hommes se décline dans les moindres faits et gestes de la vie quotidienne. La Loi impose une manière d’être. Le respect de la Loi est presque un art. Il y a en quelque sorte un art d’être juif, un art de faire alliance.

Le mahayana (grand véhicule)
Le theravada (petit véhicule)